Jessica G.
Jessica G.
Conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation

Meilleurs conseils

"Etre curieux, adaptable et bien organisé sont pour moi les trois conseils essentiels pour réussir en tant que CPIP. a) La curiosité est la clé pour ne jamais se reposer sur ses acquis et ne jamais s'ennuyer dans sa pratique. b) L'adaptabilité est le maître mot de tout CPIP: ont sait ce qu'on prévoit de faire dans la journée mais on ne sait jamais si à l'issue de celle-ci ce sera fait. c) L'organisation permet justement de limiter les pots cassés lorsque notre TO DO LIST s'allonge."

Parcours professionnel

À propos de Jessica G.

Poste actuel

En tant que conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation ma mission principale est la prévention de la récidive. J'accompagne les personnes placées sous main de Justice dans l'exécution de leurs mesures judiciaires pré et post sentencielles. J'exerce en milieu ouvert à ce jour (ayant été formée auparavant une année en centre de détention et ayant exercé 2 ans en semi-liberté) je prends désormais en charge des personnes condamnées à des peines autres que l'emprisonnement ou qui ont vu leur peine d'emprisonnement aménagée soit directement au jugement soit dans le cadre de leur parcours d'exécution de peine en détention. Nous avons également la charge de mesures avant jugement tels que le contrôle judiciaire ou l'assignation à résidence sous surveillance électronique, mesures dans lesquelles prévaut la présomption d'innocence. Afin de mener à bien nos missions nous recevons ces personnes dans le cadre d'entretiens individuels ou d'actions collectives que nous mettons en place au sein du service, veillons au respect de leurs obligations et travaillons autours du contexte infractionnel et sur les facteurs de risque de récidive que nous avons identifié à l'issue d'une première évaluation. N'ayant aucun pouvoir de décision, nous rendons régulièrement des comptes au juge de l'application des peines afin de l'informer des situation individuelles de chacun et ce faisant l'aider dans ses prises de décision. Egalement investie sur la Justice Restaurative, je suis formée aux rencontres condamnés/victimes et détenus/victimes et souhaite me former à la médiation restaurative en 2026 afin de promouvoir l'essor de ces dispositifs dans le département du Lot où je suis actuellement en poste.

Motivation principale

Le travail en tant que CPIP est un travail foncièrement humain et c'est cela qui le rend si riche. Aucune situation ne se ressemble totalement, chaque personne est différente si bien qu'on en apprend davantage chaque jour sur soi et sur l'autre. Par ailleurs, aucune journée ne se ressemble si bien que l'ennui ne trouve jamais réellement sa place. Entre les journées d'entretien, les journées de rédaction de rapports, nos journées de permanence ou lorsque nous mettons en place une action collective nous ne sommes jamais surs à 100% de leur déroulement, l'imprévu pouvant largement impacter notre quotidien mais c'est aussi ce qui rend ce métier si passionnant. Enfin, être CPIP c'est faire de l'individuel dans du collectif car ce sont les échanges avec les autres professionnels qui gravitent autours de la personne qui enrichissent nos pratiques tout comme les échanges avec les collègues dans le cadre d'instances formelles ou informelles. En effet, ne jamais rester seul face aux situations difficiles auxquelles nous pouvons être confrontés est la clé et c'est là où l'esprit d'équipe prend tout son sens

Meilleur conseil

Etre curieux, adaptable et bien organisé sont pour moi les trois conseils essentiels pour réussir en tant que CPIP. a) La curiosité est la clé pour ne jamais se reposer sur ses acquis et ne jamais s'ennuyer dans sa pratique. b) L'adaptabilité est le maître mot de tout CPIP: ont sait ce qu'on prévoit de faire dans la journée mais on ne sait jamais si à l'issue de celle-ci ce sera fait. c) L'organisation permet justement de limiter les pots cassés lorsque notre TO DO LIST s'allonge.

Sa plus grande réussite

Voir l'évolution des personnes que nous accompagnons, les voir œuvrer pour arriver vers un mieux dans leur situation et se saisir de leur accompagnement judiciaire reste la plus belle réussite. A titre anecdotique, j'ai pu participer à une randonnée organisée dans les Pyrénées avec un groupe de détenus condamnés à de très longues peines lorsque j'étais stagiaire. Etre témoin de leur dépassement de soi, de leur sentiment d'accomplissement et de fierté a été un honneur, une leçon d'humilité.

Discussions avec Jessica G.

Est ce que 3 ans d'étude supérieur post bac à Montréal permettent l'entrée au concours ?

Bonjour Jessica, après avoir obtenue mon baccalauréat générale français, je suis partie étudier 3 ans à Montréal. J'ai obtenue deux diplôme québécois que je suis en train de faire reconnaître par le centre ENIC NARIC. Je me demande si je peux prétendre au concours externe ou externe sur titres grâce à ces études : deux ans de psychologie qui ont conduit à l'obtention d'un certificat en psychologie. Et une troisième année qui a à l'obtention d'un certificat en intervention psychosociale. Je vous remercie pour votre temps !

Conseils d'admissibilité, Admissibilité

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Je n'est pas le bac je peux passer le concours de quel manière ?

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Question autour des professionnels choisissant une reconversion CPIP

Bonjour, je suis assistante sociale et travaille dans la fonction publique territoriale sur la protection de l'enfance. Je réfléchis actuellement à une reconversion et je me demandais si d'autres assistants sociaux avaient franchi le pas pour intégrer l'équipe des CPIP. Mais aussi si mon âge 54 ans n'était pas un frein à cette reconversion (donc si certains professionnels débutent CPIP après 55 ans). Merci beaucoup!

Conseils d'admissibilité, Admissibilité

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